14 octobre 2009
La couv!!!
15 mai 2009
...Bleu, blanc, courge!
Privé de nationalité française: la faute à arrière-arrière grand-papa
Imaginez: parce que vos ancêtres se sont mariés, à la fin du XIXe siècle, en Algérie, non devant un officier d'état civil, mais devant un cadi - juge musulman remplissant des fonctions civiles, judiciaires et religieuses -, on vient vous dire, un siècle et demi après que, tout compte fait, vous n'êtes pas français.
C'est ce que certaines personnes s'entendent dire, d'après Monique Cerisier ben Guiga, sénatrice PS représentant les Français établis hors de France, depuis une circulaire de 2003 envoyée aux greffiers des tribunaux d'instance chargés de délivrer les certificats de nationalité française.
Constatant les conséquences "dramatiques" de ce texte, cette parlementaire a adressé, mercredi, à Rachida Dati, une lettre ouverte lui demandant une application plus souple de cette disposition.
Voici sa lettre:
Madame la ministre,
De retour d’un déplacement auprès de la communauté française résidant en Algérie, je suis profondément choquée par les instructions données depuis 2003 par votre bureau de la nationalité tendant à contester systématiquement la nationalité française établie par filiation dès lors que les ascendants se seraient mariés «religieusement devant le Cadi».
En effet, de nombreuses décisions de rejets de délivrance de certificats de nationalité française sont uniquement motivées par le fait que le mariage de l’ascendant français (parents, grands-parents, arrières grands parents voire arrière arrière grand parent) a été célébré, entre 1880 et 1960, devant le cadi et non pas devant un officier d’état civil.
Le cadi est un dignitaire religieux, nommé par l’administration, qui était investi du pouvoir de célébrer les mariages entre des personnes de confession musulmane. La loi de 1882 lui imposait de veiller à l’inscription de ces unions sur les registres de l’état civil. Cette ambiguïté a sans doute induit en erreur un certain nombre de personnes qui pensaient, en toute bonne foi, être en conformité avec les lois. De tels mariages continuent à produire leurs effets à l’égard des époux et de leurs enfants (en matière de filiation, de succession, etc).
Pourtant vos services en tirent désormais la conclusion que ces personnes auraient ainsi choisi de se soumettre au droit coranique et non pas au statut de droit commun. Dès lors, les filiations successives qui découlent de ce mariage n’existeraient plus et par voie de conséquence la nationalité française pour leurs descendants.
L’opportunité de ne pas reconnaître ces mariages est extrêmement récente et on assiste à des situations ubuesques où, au sein d’une même famille, un membre s’est vu établir son certificat de nationalité française en raison de sa filiation avec un ascendant Français de statut de droit commun alors que son frère ou sa sœur se voit rejeter sa propre demande, parce que cette même filiation est contestée, alors même que ce dernier est immatriculé au Consulat de France, possède sa carte nationale d’identité, son passeport français.
Cette interprétation du droit a été infirmée par un arrêt de la Cour d’Appel de Paris en date du 4 décembre 2008 considérant qu’il n’y avait pas d’incidence sur l’établissement du lien de filiation si le mariage avait été célébré devant le Cadi et non pas devant le Maire.
Aussi, pour toutes ces raisons, je vous demande de bien vouloir revenir à une interprétation plus conforme quant à la reconnaissance des mariages célébrés sur le territoire algérien avant l’indépendance de ce pays.
Monique Cerisier ben Guiga
Sénatrice représentant les Français établis hors de France
12 mai 2009
Un 3eme rapport sur la police en moins d`1 mois!!!
Descente de police : "les violences policières illégitimes" rapportées par la Ligue des droits de l'Homme
POLICE. Insultes, menaces, brutalités, tabassages, fouilles aux corps systématiques pendant les interpellations et les gardes à vue, pressions sur les témoins : l’antenne toulousaine de la Commission nationale Citoyen-Justice-Police (CJP) a rendu ce mardi 12 mai son rapport annuel sur les «violences policières illégitimes».
La dite commission composé de membres de la Ligue des droits de l’Homme (LDH), et des syndicats de la magistrature et des avocats de France y présente les «dysfonctionnements les plus emblématiques» sur les 35 dont elle a eu connaissance en 2007 et 2008.
Le rapport débute avec le récit du contrôle d’identité de M, 40 ans par une patrouille de CRS au centre ville de Toulouse un soir de janvier 2007. «J’attendais le bus pour me rendre à mon travail. Des policiers sont venus vers moi. Ils m’ont dit «Contrôle d’identité !». J’ai demandé «qu’est ce qui se passe pourquoi moi ? » Alors le policier m’a répondu «fermez-là, sinon vous allez finir à l’horizontale».
Menotté, M affirme ensuite avoir reçu des «coups de matraque et de pieds dans les tibias par des policiers lui gueulant dessus : le plus excité, un blond avec des lunettes m’a dit que j’allais retourner dans mon pays, ajoute-t-il. Le policier qui avait pris ma carte d’identité lui a dit que j’étais Français mais ça n’a rien changé à son attitude».
Conduit au commissariat central de l’Embouchure, M est ensuite placé dans une cellule de garde à vue. Fouille au corps : «Ils m’ont fait mettre à poil. Ils voulaient voir si je cachais quelque chose. Un policier m’a demandé de me courber, il m’a regardé les fesses puis m’a dit de me rhabiller en rigolant».
Vu par un médecin qui lui propose «seulement quelque chose pour dormir», M rencontre ensuite l’avocat commis d’office de permanence. «Il m’a dit que j’avais sans doute eu à faire à des policiers racistes au mauvais endroit au mauvais moment», ajoute-t-il
Après une nuit passé «avec une couverture qui sentait le pipi», M est auditionné sans menottes. Prise d’empreintes et de photos «comme au cinéma». L’officier de police judiciaire qui prend sa déposition lui affirme qu’il a fait l’objet «d’un contrôle de police qui s’est mal passé ».
M veut déposer plainte. On lui répond «d’attendre de savoir si les CRS portaient plainte contre lui pour outrages et rébellion à agents». Il ne relit pas sa déclaration avant de la signer : j’avais qu’une envie c’était de partir».
«De l’interpellation à la garde à vue en passant par le refus d’enregistrer les plaintes, ce témoignage illustre l’ensemble des dysfonctionnements policiers», commente Jean-François Mignard président de la section toulousaine de la ligue des Droits de l’Homme.
«Cela se poursuit au tribunal, ajoute Flor Tercero, présidente du syndicat des avocats de France. Dans la majorité des cas, les policiers portent plainte pour outrages et rébellion contre ceux qui les accusent de violences illégitimes. Au final, la plupart des dossiers sont classés sans suite».
Des témoignages similaires relatifs à des interpellations de la Brigade anti criminalité (BAC) et de la Police des frontières (PAF) figurent aussi dans le rapport de la commission nationale Justice Police. «La BAC a tendance à générer beaucoup de violences, ajoute Jean-François Mignard. Les témoins décrivent souvent les mêmes fonctionnaires».
Le dit rapport a été communiqué à l’ensemble des responsables de la police et de la justice de la région Midi-Pyrénées. Contacté par Libé Toulouse, Jean-Paul Breque, le directeur départemental de la sécurité publique de Haute-Garonne a confirmé «en avoir pris connaissance : Si ces faits s’avèrent exacts, ils seront punis sévèrement», dit-il.
J-M.E
03 mai 2009
etes vous VRAIMENT francais ?
Mercredi vers 17 heures dans une allée ensoleillée et calme du Parc de Monceau j'attends assis sur un banc, en charge de ma petite fille âgée de 8 mois qui dort dans sa poussette. J'attends le retour de ma fille de son travail.
Un peu plus loin, sur un banc, deux jeunes gens, garçon et fille, d'allure non conventionnelle, sans plus, bavardent tranquillement.
Surviennent deux agents de police à bicyclette, roulant lentement, et qui, voyant un des jeunes rouler une cigarette, fondent sur eux, hument la cigarette.
Hachich ? l'expertise sur le pouce ne parait pas concluante car abandonnant cette analyse ils entreprennent de fouiller avec autorité les affaires des deux jeunes : sacs, porte-documents, ouverture des paquets de cigarette, poches vidées. Pas de violence physique mais une exigence impérieuse qui ne permet pas le refus. Et pour terminer les emmènent au poste. Presque en souriant !
Les agents semblaient déçus de n'avoir peut être rien trouvé de "suspect".
Juste deux jeunes au soleil sur un banc public qui ne se bécôtent pas encore.
J'ai hésité à intervenir parce que cela signifie aujourd'hui risque d'être embarqué et garde à vue ; et je ne peux prendre ce risque avec ma petite fille.
Excuse à une petite lâcheté ? Ou retenue devant la Police par réflexe ?
Car que je rumine mon humiliation des jours précédents au moment de renouveler ma carte d'identité (déjà sécurisée) : né à Paris en 1941 de parents polonais, je suis déclaré Français dès ma naissance selon le droit du sol, non abrogé par Pétain, en attente du nouveau code de la nationalité, alors que mes parents sont déjà pourchassés comme juifs et que nous échapperons à la rafle du Vel d'Hiv.
"Il faut prouver que vous êtes Français" m'a-t-on dit à l'antenne de police puisque l'extrait d'acte de naissance indiquant la Pologne comme lieu de naissance pour mes parents (naturalisés en 1947), ne permet pas "d'établir mon appartenance à la nationalité française" et qu'importe si la République laïque m'a permis de devenir médecin français, si j'étais assez français pour mon service militaire et visiter l'Algérie, il m'a fallu exhumer ce papier jauni et fatigué de 1941 jamais ressorti pour que j'existe à 68 ans comme Français.
Ce mercredi je n'ai pas été contrôlé par la Police au Parc Monceau : je présentais bien et qu'importe, j'avais dans ma poche ma nouvelle carte d'identité de Français .
28 avril 2009
Etat policier...
Police : cinq histoires pas pour les enfants
Les abus et les pratiques policières envers les mineurs sont au centre du 8e rapport annuel de la CNDS (Commission de déontologie de la sécurité) remis aujourd’hui. Retour sur cinq «manquements» récents.
La commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) qui rend public aujourd’hui son rapport d’activité 2008 et le remet au président de la République, livre une étude sévère et détaillée sur certaines pratiques des forces de sécurité en présence de mineurs, qu’ils soient témoins, suspects, détenus, simples manifestants ou «victimes collatérales» de l’interpellation de leurs parents mis en cause ou sans papiers. La CNDS, créée en 2000, qui a enquêté sur soixante-cinq dossiers de jeunes de moins de 18 ans dont elle a été saisie par des parlementaires au cours des huit dernières années, a trouvé dans cinquante cas de «manquements» graves (1).
L’autorité indépendante chargée de veiller au respect de la déontologie de la police, de la gendarmerie et de l’administration pénitentiaire a choisi de mettre l’accent sur les mineurs car «la délinquance juvénile fait l’objet d’orientations de politique pénale de plus en plus répressives, qu’il s’agisse de la loi sur la récidive, de la création du fichier Edvige qui devait permettre d’enregistrer des données personnelles dès l’âge de 13 ans, des propositions de réforme de l’ordonnance du 2 février 1945» ou de la récente proposition de loi sur les «bandes». La commission entend rappeler que «ce climat répressif» ne doit «en aucun cas faire perdre de vue aux forces de sécurité qu’un mineur même délinquant, même dangereux, reste vulnérable» et susceptible de réactions moins maîtrisées qu’un adulte. Si une «intervention de police juste et rigoureuse peut contribuer à ancrer en lui le respect des lois, elle peut aussi, si elle est perçue comme violente et arbitraire, influencer durablement sa représentation de l’autorité». Nathalie Duhamel, secrétaire générale de la CNDS, remarque que «les jeunes sont trop souvent stigmatisés, surtout s’ils n’ont pas la peau claire» et déplore une multitude «de petits incidents qui tournent mal» : «Avec plus de discernement et une véritable autorité sans montrer les muscles, ces situations n’auraient pas dégénéré. Mais en banlieue parisienne, les policiers très jeunes venus de province ne sont pas assez épaulés par une hiérarchie intermédiaire plus âgée qui pourrait faire baisser la tension et éviter ces confrontations violentes».
(1) Les dossiers traités par la CNDS, ses recommandations et ses avis se trouvent sur son site www.cnds.fr
Un élève de 9 ans interpellé dans son école
Le 12 février 2008, dans la cour de récré d’une école primaire du XVIIIe arrondissement de Paris, B., 9 ans, élève en CM1, gifle et bouscule une camarade qui tombe et se cogne. Une employée de la vie scolaire intervient et invite les enfants à se réconcilier. Le garçon demande pardon à la fillette en pleurs. Mais la mère de celle-ci dépose plainte. Un équipage de trois gardiens de la paix vient interpeller B. dans l’enceinte même de son école et refuse que le directeur règle lui-même l’affaire. La police emmène le petit B. au commissariat de la Goutte d’Or, comme un délinquant, à bord d’un véhicule de police. Il a dû rester de 12h45 à 18h30 au commissariat. Avant de le laisser repartir avec sa mère, le commissaire a fait entrer le gamin dans une cellule de garde à vue (GAV) vide et lui a indiqué que s’il continuait dans la même voie, il y serait enfermé.
La CNDS condamne le choix du lieutenant de faire amener le mineur de 9 ans au poste pour des violences légères sans conséquence, la «rétention arbitraire» de près de six heures de cet enfant, le fait qu’il n’ait pas prévenu le parquet des mineurs et qu’il ait entendu une première fois le gamin sans sa mère, ce qui constitue «une atteinte à l’intérêt supérieur de l’enfant» et contrevient à l’ordonnance du 2 février 1945 relative à l’enfance délinquante. La commission a réclamé des poursuites disciplinaires contre ce lieutenant et contre le commissaire pour sa visite guidée du local de GAV «potentiellement traumatisante pour l’enfant».
Violences illégitimes contre cinq ados
Cinq jeunes âgés de 15 à 18 ans ont été embarqués le 24 avril 2007 dans le XVIIIe arrondissement de Paris par six policiers au motif qu’ils les auraient insultés et menacés une heure plus tôt pour échapper à un contrôle d’identité. Selon le rapport de la CNDS, «allongés face contre terre, ces jeunes ont été frappés, insultés, gazés et laissés au sol les mains menottées dans le dos». Ils sont restés en garde à vue quarante-huit heures, suspectés d’outrage, d’incitation à l’émeute, de menaces de mort et de rébellion en réunion. La CNDS tient pour établi, «au regard des nombreuses blessures détaillées dans des certificats médicaux corroborant les déclarations des cinq jeunes et en totale contradiction avec les auditions des fonctionnaires auditionnés, que les cinq interpellés ont été victimes de violences illégitimes» et a transmis son avis au procureur pour engager des poursuites pénales
Fouilles à nu et menottages abusifs
A Montpellier, «deux jeunes de 13 et 14 ans, d’aspect inoffensif et suspectés d’avoir dégradé un véhicule» ont été menottés dès leur interpellation et fouillés à nu. A Montgeron, quatre mineurs de 15 à 16 ans ont été interpellés dans leur collège, suspectés d’avoir lancé des pierres sur la façade d’une maison, puis ont été fouillés intégralement dans un couloir du commissariat. De la même façon, un adolescent de 15 ans soupçonné de dégradations d’affiches électorales à Oullins (Rhône) a dû se déshabiller complètement, s’accroupir et tousser devant un policier. Alarmée par de nombreux cas de menottage et de fouilles à nu pratiquées «sans discernement et de manière quasi systématique», la CNDS a rappelé au ministère de l’Intérieur que «le menottage abusif est particulièrement dommageable dans le cas des mineurs à cause de la dimension symbolique que comportent le port d’entraves et l’humiliation qu’elle peut représenter», et préconisé que «la palpation de sécurité doit être la règle et la fouille intégrale l’exception», justifiée seulement «si le gardé à vue est susceptible de dissimuler des objets dangereux». Le directeur général de la police nationale a fait une note en ce sens à ses services le 9 juin 2008 mais son application reste aléatoire.
Témoin d’un incendie de bus, un jeune de 15 ans maltraité
Le 27 septembre 2007, un collégien de Chalon-sur-Saône qui rentre chez lui à bord d’un autobus bondé, prévient le chauffeur que des chahuteurs ont mis le feu et que les flammes montent. Evacuation des passagers. Cinq jours plus tard, des policiers viennent chez sa mère à 6 heures, interpellent ce garçon noir de 15 ans, le conduisent au commissariat, l’interrogent, lui enlèvent ses lacets, le font mettre en caleçon pour le fouiller, relèvent ses empreintes digitales et génétiques, enregistrent son profil ADN au fichier, le placent dans une cellule «qui sent très mauvais» et le menottent pour circuler. Le brigadier-chef justifie l’entrave par la «vétusté des locaux» et les mesures de contraintes à l’encontre du surnommé «Kirikou» par «l’obligation de résultat», l’affaire ayant eu une résonance nationale en plein procès des incendiaires d’un bus à Marseille.
Pour la Commission nationale de sécurité, les policiers auraient dû «convoquer» ce «simple témoin» au commissariat plutôt que décider de ces «mesures de contrainte disproportionnées et injustifiables». Compte tenu de «l’attitude calme et coopérante» de ce garçon de 15 ans «inconnu des services de police», sa «fouille avec déshabillage et le port des menottes sont constitutifs d’un traitement dégradant». La Commission a préconisé des poursuites disciplinaires à l’encontre de ces «fonctionnaires de police [qui] ont fait preuve d’un manque de discernement gravement préjudiciable à la dignité de S.D.».
Trois enfants tchétchènes sous pression en centre de rétention
Mme Z.O., Russe d’origine tchétchène, a débarqué en France avec ses trois enfants de 9, 11 et 13 ans le 9 juillet 2007 depuis la Pologne pour fuir la Tchétchénie où son mari a été enlevé sous ses yeux par des militaires russes. Demandeuse d’asile politique, Z.O. a eu plusieurs rendez-vous à la sous-préfecture de la Marne avec une assistante sociale qui, le 12 septembre 2007, l’a conduite avec ses fils au commissariat de Reims. Deux policiers lui ont signifié qu’elle allait être renvoyée en Pologne. Elle a refusé de signer le document de transfert. Les policiers l’ont emmenée avec son cadet au centre de rétention administrative (CRA) de Plaisir. L’aîné et le benjamin ont été embarqués à bord d’un autre véhicule par trois policiers en uniforme et ont «eu très peur». Le lendemain vers 5 heures, le chef de poste du CRA réveille la famille en mimant des ailes d’avion. Les enfants se mettent à pleurer, la mère à hurler. Ils se débattent ou s’accrochent aux lits pour ne pas partir. Sans interprète, ni avocat, «tout dialogue était impossible», déplore la CNDS, sans compter «l’inexpérience» de quatre policiers de l’escorte qui ont employé la force pour les déloger de la chambre. La mère a été plaquée au sol, un fonctionnaire assis à califourchon sur elle lui tenant les jambes, pour que ses collègues la menottent dans le dos. Sous les yeux de ses fils qui, selon les policiers, «s’agrippent aux barreaux»,«gigotent»,«hurlent»,«griffent» et donnent des coups de pieds. Les policiers n’ont pas hésité à utiliser la violence contre ces trois gamins pour les embarquer à bord du véhicule de police. M., l’aîné de 13 ans, a témoigné : «Avec mes deux frères, nous avons été violemment portés vers le fourgon, pieds nus. Le fonctionnaire qui me tenait m’a étranglé et m’a mis un coup de poing sur le front.» Des traces de strangulation constatées par un médecin sur son cou prouvent ses dires. La CNDS déplore que «la rétention et l’expulsion de mineurs se banalisent en France». La résistance de Z.O. a payé puisqu’un an après, elle a été reconnue réfugiée politique en France.
28 mars 2009
The Salam show
JH vend ses "origines ethniques" sur ebay pour trouver un job
L'annonce figure sur le site de mise aux enchères ebay. Toufik B. vend ses "origines ethniques dans le but d'optimiser (s)a recherche d'emploi" comme il l'indique dans un mail envoyé à Libération. Mise à prix: un euro. Gag ou cri de désespoir? "Sérieux s'abstenir" précise Toufik B. sur ebay. Alors? A vous de juger.
Voici son mail:
"Bonjour, Lassé de chercher en vain un emploi en adéquation avec mon statut de jeune diplômé d'école de commerce (plus d'un an de recherché et près de 800 candidatures envoyées), j'ai pris la douloureuse décision de mettre en vente mes origines ethniques sur ebay. Vous pourrez les retrouvez en suivant ce lien : ou en utilisant la fonction recherche du désormais célèbre site d'enchère.
Après un parcours scolaire atypique au cours duquel j'ai successivement fréquenté une classe de BEP/ CAP Vente Action Marchande, une classe prépa enrichissante mais très éprouvante et une très onéreuse école de commerce, je me retrouve au chômage, sans revenu et endetté !
Mes origines, si j'y suis particulièrement attaché, constitue un fardeau tel que je n'ai d'autres choix que de m'en débarrasser ! Parce que j'ai un patronyme maghrébin j'ai, selon le baromètre de l'emploi baromètre de l'emploi Adia, 3 fois moins de chance de trouver un travail qu'un français dit "de souche".
Des chances qui diminuent encore parce que je suis à la recherche d'un poste cadre ou assimilé, dans le secteur tertiaire et dans l'Est de la France (jusqu'à 7 fois moins de chance !).
Au final, ma situation soulève un grave problème : dois-je dire aux enfants de mon quartier de ne pas poursuivre leur scolarité sachant que plus ils accumuleront de diplômes, plus ils seront susceptibles de faire l'objet de discriminations. Pour plus d'infos ou si vous êtes intéressés par mon offre (on ne sait jamais, pour un anniversaire) n'hésitez pas à me contacter sur jd.discrimine@hotmail.fr.
Cordialement,
Toufik"
23 mars 2009
filiations musicales
Il m'a dit
envoyé par kent7seas
Chassez le naturel...
22 mars 2009
Les minorités "boucs émissaires" de la crise?
"Nous redoutons qu'en ces temps de crise, les migrants, les minorités et d'autres groupes vulnérables ne deviennent les «boucs émissaires» de certains hommes politiques aux accents populistes ou de certains médias". A l'occasion de la journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale qui a eu lieu hier, samedi 21 mars, trois agences européennes : l'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne, ainsi que celles du Conseil de l'Europe (ECRI) et de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (BIDDH), ont publié une déclaration commune, dans laquelle ils font part leur préoccupation "de voir la crise économique qui frappe actuellement nos sociétés alimenter l'intolérance raciste et xénophobe en Europe".
"Nos organisations s'alarment des rapports signalant une recrudescence des actes violents en direction des migrants, des réfugiés et des demandeurs d'asile, ainsi que des minorités telles que les Roms, rappellent ces organisations. L'histoire de l'Europe nous rappelle que d'une dépression économique nous avons pu par le passé basculer tragiquement dans l'exclusion sociale et la persécution".
Pour elles, les gouvernements doivent éviter les déclarations démagogiques et populistes: "à mesure que la crise s'aggrave, il devient urgent que les hommes politiques et autres personnages publics surveillent attentivement leurs déclarations pour ne pas inciter ni exacerber davantage les tensions ethniques, raciales et religieuses". Ils doivent au contraire, "condamner toute forme de violence inspirée par la haine raciale ou la xénophobie".
18 mars 2009
rires et chatiments
Raoult, Finkielkraut, Sevran... vainqueurs des «Y'a bon awards»
Ces trophées récompensent les personnalités qui, aux yeux de l'association qui organise cette soirée, se sont distingués pour leurs préjugés «ethno-raciaux».
Les premiers «Y’a bon awards», parodie des César destinée à tourner en dérision les préjugés ethno-raciaux, ont été décernés mardi soir à Paris à l’occasion de la semaine internationale d’action contre le racisme.
Sous les éclats de rire, le député-maire UMP du Raincy (Seine-Saint-Denis) Eric Raoult a été décoré «pour l’ensemble de son œuvre», Luc Ferry, ancien ministre de l’Education nationale, a reçu le prix «Le bruit et l’odeur» pour des propos sur les violences conjugales, qui seraient des «traditions importées» des pays arabes.
Yvan Rioufol, éditorialiste au Figaro a remporté le prix littéraire «de l’Académie bien française» pour s’être inquiété du risque de «défrancisation» dans une France métisse et plurielle.
Sylvie Noachovitch, avocate et candidate UMP aux législatives de 2008 dans le Val-d’Oise, a quant à elle reçu le prix des «Envahisseurs», l’intellectuel et écrivain Alain Finkielkraut celui de «Tu l’aimes ou tu la quittes» et l’animateur de télévision Pascal Sevran décoré à titre posthume.
Animée par la comédienne Aïssa Maïga et l’humoriste Blanche, la soirée était organisée à l’espace Barbara (Paris, 18e arrondissement) par Les Indivisibles, une association d’une centaine de membres fondée en janvier 2007 en référence au premier article de la Constitution affirmant le principe d’une République «indivisible». Le footballeur Lilian Thuram, qui faisait partie du jury, était présent.
Avec les Y’a bon awards, clin d’oeil à l’imagerie coloniale du tirailleur africain véhiculée par une célèbre marque de boisson chocolatée, l’association entend «responsabiliser les personnalités médiatiques et publiques dans leurs propos» et «susciter un débat citoyen».
Aucune personnalité nommée n’est venue chercher son trophée, une sculpture dorée représentant une peau de banane.
17 mars 2009
Arrestation de kemi seba
envoyé par 10LYES



